Dans un silence capitonné, la mer disparut, comme évaporée, ne laissant place qu’à des fantômes de pierre.
Ces vestiges de la Seconde Guerre Mondiale, les Blockhaus, lentement digérés par les marées deviennent comme des refuges menaçants au milieu d’un désert inconnu.
Un vent lancinant balaye la côte et enveloppe des silhouettes lointaines. Au large on entend le son sourd d’une corne de brume comme la rumeur de la vie en un seul murmure.Les gens semblent se perdre dans un décor à la fois paisible et menaçant où l’immensité du paysage étouffe.
Le projet “Nébuleuse“ s’inscrit dans une réflexion sur la question du patrimoine de la Seconde Guerre Mondiale, le littoral français ainsi que sa conservation.
Sous forme de proposition photographique je cherche à rendre compte des mélanges et souvent des conflits entre la main de l’homme et la main de la nature.

In a muffled silence, the sea disappeared, as if vanished, leaving behind only ghosts of stone.
These Blockhaus, remains of World War II, slowly digested by the tides turned out to be threatening places of refuge in the middle of an unexplored desert.
A haunting wind is sweeping along the coast and wrapping distant figures. In the open sea, one could hear the muffled sound of a foghorn very much like the whispering rumbling of life. People seem to get lost in a scenery both quiet and threatening where one gets stifled by the immensity of the landscape.
The project called « Nébuleuse » (Nebula) is part of a reflection on the question of World War II heritage, the French coast and its conservation.
In the form of a photographic proposition, I tried to show how the hand of man and the hand of Nature can mix or be in conflict.